Je suis un parent
Chez les tout-petits, seules 2 commotions sur 10 surviennent lors d’une activité physique ou sportive.
Coup d’œil sur les causes fréquentes
Les tout-petits ne sont pas nécessairement en mesure d’exprimer leurs symptômes et leur inconfort après un coup à la tête.
Si vous côtoyez de jeunes enfants, il est possible que vous soyez confronté·es à ce type de situation. Une des premières questions qui risque de vous venir en tête, c’est : qu’est-ce que je fais ?
Nous avons regroupé quelques conseils pratiques à garder en tête dès qu’un impact inquiétant à la tête survient chez un tout-petit.
Quoi faire immédiatement après un coup à la tête?
1 - Pas de panique!
On garde la tête froide. Tous les coups à la tête ne sont pas nécessairement des commotions cérébrales. Les bosses et les bleus ne signifient pas toujours que le cerveau a été blessé. Et lorsqu’une commotion cérébrale survient, la majorité des enfants se rétablissent en quelques jours ou en quelques semaines.
2 - Mettre tout sur pause
On retire l’enfant de l’activité. Sauf s’il est inconscient, dans ce cas, il ne faut pas le déplacer, sauf pour dégager ses voies respiratoires.
3 - Garder l’œil ouvert
4 - Observer, observer, observer
On observe les signaux d’alerte et les symptômes et on se réfère à l’outil de détection à la petite enfance pour guider nos prochaines interventions.
5 - On fait confiance à son jugement
On fait confiance à son jugement pour observer les comportements qui semblent inhabituels ou amplifiés, en particulier si vous connaissez bien l’enfant.
Et si le diagnostic de commotion cérébrale est confirmé par un·e professionnel·le de la santé?
Une commotion cérébrale survient lorsque le cerveau est secoué à l’intérieur de la boîte crânienne. Ceci provoque un dérangement temporaire du fonctionnement du cerveau et certains symptômes.
Dans la plupart des cas, ces symptômes diminuent graduellement après 2 semaines et disparaissent 1 mois après la blessure. Dans certains cas, ils peuvent durer plus longtemps.
Il vaut donc mieux garder l’œil ouvert pour un temps et savoir comment accompagner l’enfant dans son rétablissement!
Un retour graduel aux activités habituelles favorise la récupération et le bien-être de l’enfant, diminue le risque de développer des symptômes persistants et évite d’autres coups à la tête.
Quoi faire dans les jours ou dans les semaines qui suivent une commotion cérébrale?
1 - Un coco au repos
On instaure une période de repos actif d’une à deux journées après la blessure. Pendant cette période, on repose le cerveau en limitant les écrans et les activités demandant beaucoup de concentration (ex.: école, services de garde, casse-têtes).
On repose aussi le corps en limitant l’activité physique à des activités de la vie quotidienne (ex.: marche, jeux calmes intérieurs). Les activités choisies ne devraient pas aggraver de façon importante les symptômes.
2 - C’est noté, docteur·e!
On suit les conseils fournis par le personnel de la santé qualifié consulté à la suite de la blessure. Advenant une persistance atypique ou une augmentation inattendue des symptômes, on n’hésite pas à contacter à nouveau le personnel soignant.
3 - Un train-train ajusté
On adapte ses attentes et ses routines dans les jours qui suivent. Par exemple, on respecte les besoins de repos d’un enfant fatigué en lui permettant des siestes plus longues ou plus fréquentes.
4 - Être tout yeux, tout oreilles
On reste attentif à la présence de symptômes et on invite les autres adultes dans la vie de l’enfant à faire de même. On reste à l’affût de changements de comportement qui pourraient refléter des malaises, des douleurs ou des défis vécus par le tout-petit.
5 - Coup de fil au service éducatif
On communique avec les adultes qui interviennent auprès de notre enfant (ex.: personnel éducatif ou enseignant, coach) au sujet des symptômes, de leur récupération et des conseils médicaux reçus.
6 - Attendre le feu vert
On favorise un retour graduel aux activités habituelles. On attend l’autorisation du personnel médical avant la reprise complète des activités à risque de collision, de chute ou de coup à la tête.
En résumé
Les jeunes enfants ne peuvent pas toujours exprimer leur inconfort après une commotion cérébrale. Le temps d’une courte vidéo, devenez leurs yeux et leurs oreilles pour mieux comprendre leur parcours et le rôle crucial de leur entourage.
Quelques références
- Child SCOAT6 (2023). British Journal of Sports Medicine, 57, 672-688. https://bjsm.bmj.com/content/57/11/672
- Dupont, D., Tang, K., Beaudoin, C., et al. (2024). Postconcussive Symptoms After Early Childhood Concussion. JAMA Network Open, 7(3) : e243182. doi: 10.1001/jamanetworkopen.2024.3182.
- Gouvernement du Québec (2025). Protocole de gestion des commotions cérébrales en contexte scolaire, sportif et de loisir.
- Haarbauer-Krupa, J., Arbogast, K.B., Metzger, K.B. et al (2018). Variations in mechanisms of injury for children with concussion. The Journal of Peadiatrics, 197 (e1): 241-248. https://doi.org/10.1016/j.jpeds.2018.01.075
- Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (2024). Traumatisme cranio-cérébral léger (commotion cérébrale). Conseils pour la reprise graduelle des activités intellectuelles, physiques et sportives.
- The Concussion Recognition Tool 6 (CRT6) (2023). British Journal of Sports Medicine, 57, 692-694. https://bjsm.bmj.com/content/57/11/692